Un parc spirituel
aux sentiers divers
à parcourir...
Sentier de la spiritualité chrétienne de figures de chez nous...
 
Saint Frère André 
(1845-1937)
 
frère de la congrégation de Sainte-Croix, fondateur de l'Oratoire Saint-Joseph, Montréal, Québec 
 
Le Frère André et saint Joseph ont toujours fait partie de mon milieu familial. Mes deux grand-pères, maternel et paternel, avaient une grande dévotion
envers ces deux amis spirituels. Même que mon grand-père Lafontaine a rencontré le Frère André en personne et a été exaucé !
Cette foi concrète s'est transmise à mes parents septagénaires qui se sont rendus dernièrement à la cérémonie de canonisation officielle du Frère André à Rome... Quoiqu'on en pense, le Frère André n'a pas laissé d'écrits et n'a pas eu d'extase... Il était tout simplement près des gens de la rue... Espérons qu'il rejoindra aujourd'hui encore les générations actuelles par sa spiritualité du quotidien, sobre mais profonde à la fois, qui donne sens à la vie...
Michel Lafontaine, B.Th. M.A.
© REUTERS/The Gazette 2010 

Fr. André. Un ami. Un frère. Un saint.

Canonisé à Rome le 17 octobre 2010, le Frère André, c.s.c. a été une figure marquante de l'histoire du Québec et de Montréal. Cet homme, peu instruit, orphelin très jeune,  ayant travaillé dans les usines de la Nouvelle-Angleterre pour subsister, est entré chez les Frères de la Congrégation de Sainte-Croix et est devenu le portier du Collège Notre-Dame situé juste en face du Mont-Royal.
Petit à petit, sa foi "grosse comme une graine de moutarde" a transformé la montagne... Fidèle disciple du Christ, il développe une foi inébranlable en la figure de saint Joseph, époux de Marie, mère de Jésus. De fil en aiguille, un petit oratoire est construit au sommet de la grande colline... et sera agrandi à différentes périodes, jusqu'au projet de construire une crypte et une basilique dédiée à Saint Joseph.
 
Pendant ce temps, cet humble "frères des pauvres" accueille journalièrement des centaines de personnes qui viennent lui confier leurs misères physiques, morales et spirituelles. De nombreux miracles sont attribués à saint Joseph (et au Frère André, bien que
lui-même le niera...). Ingénieux, il utilisera l'huile de la lampe du sanctuaire brûlant devant l'autel de saint Joseph, pour oindre les malades et distribuer des flacons d'huile appelant la confiance et l'intercession de saint Joseph, recommandant de huiler les parties malades du corps en priant saint Joseph.

Lors de son décès en janvier 1937, il sera exposé dans la crypte de l'Oratoire et plus d'un million de fidèles lui rendront un ultime hommage. Mgr Joseph-Eugène Limoges, évêque de Mont-Laurier, présidera ses funérailles devant une foule émue et endeuillée...

Le Frère André s'est rendu au moins 2 fois (1930 et 1932) dans la cité lauriermontoise située à une centaine de kilomètres au nord
du Mont-Tremblant  pour accompagner un homme de sa lignée ancestrale, le célèbre docteur Albiny Paquette auprès des malades...
(Le Dr Paquette fut maire de Mont-Laurier et ministre de la santé sous le gouvernement de Maurice Duplessis).
La mémoire du Frère André est demeurée vivante, et avec saint Joseph, il intercède en faveur des personnes qui gravissent
la montagne, lieu sacré par excellence, pour venir confier à Dieu leur prière...

Frère André, un bâtisseur, un prophète

En canonisant frère André, sa Sainteté le pape Benoît XVI reconnaît son exemplarité pour l’Église universelle. C’est un grand jour pour l’Église de Montréal qui a été bâtie et qui est toujours animée par des hommes et des femmes portés par leur idéal de foi. Frère André fait partie de cette race de fondateurs et de bâtisseurs qui savent nous inspirer.
Humble portier au Collège Notre-Dame, frère André accueillait les gens en rêvant qu’une chapelle soit construite sur la montagne située tout en face, afin de leur permettre d’y prier et de s’y reposer. Il y est parvenu. Sa foi, son énergie et son audace lui ont permis de convaincre les autorités et de trouver les ressources nécessaires.

En même temps que le projet de l’Oratoire progressait, frère André n’a jamais cessé de recevoir ceux et celles qui venaient chercher du réconfort auprès de lui. Sa réputation a grandi très vite sans que jamais lui-même ne veuille retenir l’attention. Il invitait plutôt les gens à garder confiance et à prier saint Joseph.

L’Oratoire a vu le jour et est devenu un haut lieu de prière et de spiritualité à Montréal. La basilique domine la ville. Elle semble tout près du ciel. On y rencontre des catholiques, très nombreux certes, mais il y a aussi des gens d’autres confessions religieuses qui reconnaissent le caractère sacré du lieu et qui choisissent de s’y recueillir.

En 2010, l’œuvre de frère André se poursuit toujours. Malgré une baisse remarquée de la fréquentation de nos églises paroissiales, l’Oratoire Saint-Joseph demeure un lieu très fréquenté. En cela, peut-être frère André est-il un prophète de la spiritualité du 21e siècle?

† Jean-Claude Cardinal Turcotte, Archevêque de Montréal                      (Source: www.prionseneglise.ca)
 

 

 
 
Premier oratoire dédié à Saint Joseph
sur le Mont-Royal, Montréal, Québec
 
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Brève biographie du Saint Frère André

proclamée à Rome lors de sa canonisation le 17 octobre 2010 
par Jean-Guy Dubuc
 
Une histoire comme on les aime: celle d’un petit garçon issu d’un milieu peu favorisé, se battant pour grandir mais surtout pour survivre, convaincu qu’un ange le protégeait, s’acharnant à poursuivre le chemin qu’il cherchait devant lui, ouvrant son coeur à tous qui l’approchaient, finalement reconnu et acclamé comme le saint qui enrichissait la vie de ceux qui l’approchaient.
Mais cette fois, ce n’est ni un roman ni une fantaisie de cinéma. Plutôt le vrai récit d’un homme de chez nous, à la vie aussi simple que merveilleuse, qui est devenu l’ami de millions de personnes sans jamais s’attribuer le moindre pouvoir, le moindre mérite. C’est grâce
à sa confiance en quelqu’un de plus grand, de plus puissant que lui qu’il pouvait soulager ses visiteurs. Soulager leur corps, souvent;
leur coeur, toujours. Il aimait et faisait aimer. Il conduisait à Dieu ceux qui savaient accueillir son grand ami, saint Joseph, dans leur vie.
L’histoire d’un saint d’aujourd’hui, incarné dans notre histoire où il est resté présent et vivant.
ALFRED BESSETTE est né à Saint-Grégoire au sud de Montréal, a travaillé à Saint-Césaire, a émigré un temps aux États-Unis, comme des
foules de jeunes de son temps, pour participer à l’essor des usines de la Nouvelle-Angleterre. Plusieurs de ses compagnons ont adopté cette nouvelle terre d’accueil et sont devenus les Franco-américains, qui ont gardé leur nom français et un peu de la culture qui s’y rattache.

« Je vous envoie un saint… »

Le jeune Alfred est revenu au pays. Il s’est rapproché de celui en qui il avait une confiance totale et qui représentait le don de soi qu’il
désirait pour lui même: le curé André Provençal. Ce dernier se dit un jour: «Je sais où le placer ». Il écrivit alors aux religieux de la congrégation de Sainte-Croix, qui enseignaient aux enfants de Côte-des- Neiges, face au mont Royal. Il leur dit: « Je vous envoie un
saint… ». Le jeune ouvrier timide, illettré, voit s’ouvrir une voix qu’il désirait sans pourtant y croire: il serait un religieux! Sans savoir comme
il servirait le Dieu qui remplissait sa vie depuis son enfance, il s’abandonnait à Lui. Peut-être surtout à saint Joseph: son ami, son confident, depuis longtemps . Il devint frère André. Si le début paraît banal, peut-être semblable à la vie de plusieurs jeunes au parcours du jeune Alfred, ce qui suit demeure unique, exceptionnel. On aura rarement vu, dans notre histoire nord américaine, un cheminement aussi extraordinaire.
Au point que mille choses paraissent presque incroyables dans l’évolution d’une vie, d’une renommée, d’une petite chapelle. Car petit à petit, au long des jours et des pèlerins qu’il recevait, frère André s’est acquis une réputation de thaumaturge à nulle autre pareille. Le petit frère,
le petit garçon frêle et malade, est mort le 6 janvier 1937, à l’âge de 91 ans. Un million de personnes sont venues le remercier pour sa présence dans leur vie. Frère André demeure, depuis ce jour, fidèle à des millions d’autres. Il n’a jamais cessé de dire à ceux qui l’invoquaient: « Priez saint Joseph…».
Source:
 
Site officiel de l'Oratoire Saint-Joseph
 
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© AgenceQMI/Isabelle Laflamme

Saint Joseph du Mont-Royal 
 
 
Who can resist a good story? Especially one about a young boy from an underprivileged family, struggling to grow up but mainly just to survive, convinced that he had a guardian angel, striving to follow the path before him, opening his heart to all those who sought him out, and finally gaining the recognition and acclaim that he deserved as a saint who touched the lives of everyone he met. But, this story isn’t a novel, or even a Hollywood movie. It’s the true story of a man of the people, who led a humble but amazing life, and who was befriended by millions of people without ever seeking the least bit of power or recognition. Thanks to his faith in a higher power, he was able to heal his followers-often their bodies, but always their hearts. He loved, and was loved in return. He showed everyone who welcomed his beloved Saint Joseph into their lives the path to God. His is the story of a modern-day saint who lives on in our collective history.
ALFRED BESSETTE was born in the town of Saint-Grégoire, south of Montreal. He worked for a period in Saint-Césaire, and later, like countless other young people at the time, moved to the United States to work in the booming factories of New England. Many of his peers settled permanently in this new land, becoming Franco-Americans and keeping their French names and shades of their native culture.
“I am sending you a saint...”
The young Alfred, however, returned to his native Canada. He developed a close relationship with a man in whom he had complete faith and who possessed the selflessness to which he aspired: Father André Provençal. One day, Father Provençal said to himself: “I know where I’m going to send him”. He wrote to the priests at the Congregation of Holy Cross, teachers of the children in the district of Côte-des-Neiges, facing Mount Royal. He told them, “I am sending you a saint...”. In disbelief, the shy and illiterate young worker suddenly saw. His life’s calling appear before him: he would become a religious! Without knowing exactly how he would serve the God who had been such a central part of his life since childhood, Alfred dedicated himself totally to Him, but perhaps mostly to Saint Joseph, his long-time friend and confidante. He became Brother André. While the early years of his career were somewhat mundane, not unlike the lives of many other young men on the same path, the events that followed were truly exceptional. Very few people in the history of North America can claim to have led such an extraordinary life, to the extent that the myriad of events that shaped the evolution of the man, the legend and the tiny chapel seem almost unbelievable. Slowly but surely, as the years went by and the pilgrims travelled to the mountain, Brother André began to be known as a miracle worker. Then, on January 6, 1937, the sick and frail old man—the beloved son and brother of the people—passed away at age 91. One million people came to pay homage to him. And, since that day, millions of others have remained devoted to Brother André. To all those who came to him in their hour of need, he spoke these immortal words: “Pray to Saint Joseph”.
 
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SAINT JOSEPH'S ORATORY / Brother Andre, founder of St. Joseph's Oratory: "A simple man with a big dream."    
by ANDY RIGA, The Gazette October 15, 2010
MONTREAL - Rev. Peter Sabbath steers a visitor to a small, handmade wooden shrine that sits near the altar at Holy Name of Jesus Catholic Church in Laval. It features a framed portrait of Brother André and some steps that represent the stairs that lead to St. Joseph's Oratory. Crafted by a parishioner, the shrine is a testament to how devoted many Montrealers are to St. Joseph, the patron saint of the Catholic church in Canada, and to Brother André, Sabbath said. People are attracted to the Brother André story because he was "a little, simple, not-highly-educated man with a big dream who with God's help fulfilled that dream," said Sabbath, pastor at Holy Name of Jesus. "That touches a lot of people very very much because it gives them hope that we don't have to be rich, famous people to do wonderful things, similar to the way Mother Teresa touches a lot of people." In total, 5,000 seats in St. Peter's Square have been reserved for pilgrims attending the two-hour mass for the canonization of Brother André, celebrated by Pope Benedict XVI. Mayor Gérald Tremblay and Jean-Claude Turcotte, archbishop of Montreal, are among the Montrealers in Rome. Tens of thousands of others will be in the square for the canonization of five others: Mother Mary MacKillop, Australia's first saint; Stanislaw Soltys, a 15th-century Polish priest; Italian nuns Giulia Salzano and Battista Varano; and Spanish nun Candida Maria de Jesus Cipitria y Barriola. Sabbath -who converted from Judaism after attending a mass at St. Joseph's Oratory and who went on to perform his first mass as a priest at the oratory -will be the spiritual leader for several dozen Canadian pilgrims in Rome for the canonization.

Read more: http://www.montrealgazette.com/life/pilgrims+spiritual+journey/3674880/story.html#ixzz12R27k8rQ

What would Brother André think...

by ANDY RIGA, The Gazette October 16, 2010
What would Brother André think of the large pictures of his likeness on billboards around the city, and of the canonization itself, which in Montreal will culminate with a mass at the Olympic Stadium on Oct. 30 that could attract 50,000 people ?  "I think he would be uncomfortable with it", Micheline Lachance said. "He saw himself as a little man, not as a saint. For him, to be the object of a cult, I don't think we would have likes it very much." It "schocked him to see that people thought it was him who was healing. He would say it wasn't him, it was St. Joseph. He said he was St. Joseph 'little dog'. He was the intermediary - he would say: 'Pray to St. Joseph and you will be cured.' He never said,'I will cure you.'" (...) "He would say, 'As far as I'm concerned, I don't care if my picture is there or not. What's important for me is: Is this helping people to pray, to be better people?' His reaction was always: 'If this helps people to be more prayerful, if this gives people a place to pray St.Joseph - I'm in the background; I'm only and instrument.'"